Entretien avec Nicolas Maire

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Nicolas Maire, Institut Tropical Suisse, Modélisation du paludisme
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Nicolas Maire, Institut Tropical Suisse, Modélisation du paludisme

Q: Cela fait deux ans que Africa@home à commencer, que pensez-vous de la façon dont les choses ont évolué?

A l’Institut Tropical Suisse (http://www.sti.ch), nous avons pris connaissance de Africa@home par l’intermédiaire du CERN (http://www.cern.ch). C’était vraiment au meilleur moment pour nous étant donné que nous étions dans une phase de transition entre la première partie de notre projet et la suite. Il était clair vu la première partie que la puissance informatique était un facteur de limite et il était temps que nous trouvions des solutions pour surmonter cette difficulté. C’est donc précisément à ce moment là qu’est apparue l’opportunité du calcul distribué. J’ai été très optimiste dès le départ. D’une part, nous avions déjà fait l’expérience du calcul distribué dans le contexte de la modélisation. Nous avions utilisé un bureau Grid pour la première partie du projet, ce qui nous avait déjà obligé à résoudre les problèmes que nous avons eu également avec le calcul distribué, surtout le fait que nous devions diviser notre travail en deux petites parties. Ensuite, nous travaillions avec des personnels du CERN où le premier projet mené par le calcul distribué venait juste d’être installé avec succès: LHC@home. Cela nous a aidé à exprimer nos besoins à temps en ce qui concerne le calcul distribué. Ainsi, quand les étudiants d’été sont arrivés, avant novembre 2005, notre projet était prêt et fonctionnait. Nous avons mis en place le minimum nécessaire avant que les étudiants ne repartent. Nous avions le bon échantillon d’étudiants, avec des compétences complémentaires.

Q: Donc le projet a été mené entièrement et avec succès. Qu’est-ce qui a favorisé cette réussite?

Tout d’abord, une bonne supervision. Et ensuite les bons étudiants. Les quatre étudiants se complétaient. C’était une petite équipe de deux Européens et de deux Africains, ces derniers originaires de pays touchés par la pandémie de malaria. Pour la plupart des gens, il est plus efficace de travailler par petits groupes. Dans ce cas là, l’esprit d’équipe a permis d’atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Q: Quel est le premier objectif de votre modélisation de la malaria?

Notre projet est d’abord d’essayer d’évaluer l’impact des interventions de contrôle déjà existantes ou nouvelles, qui est différent pour les médicaments ou le développement des vaccins. Ainsi, nous n’essayons pas de développer les médicaments mais plutôt d’étudier les structures de contrôles existantes ou potentielles, appliquées seules ou combinées avec toute une série d’arrangements, surtout de différentes intensités de transmissions. C’est donc réellement une étude de simulation qui examine la transmission de la malaria et l’épidémiologie clinique. Nous prévoyons une rentabilité des interventions simulées quand elles seront introduites dans différentes bases. Les moustiquaires par exemple, sont une intervention de contrôle très importante qui existe et qui s’est révélée efficace.


--Viola Krebs, ICVolontaires, traduction française Sophie Colesse, 23:41, 7 Aug 2007 (SAST)